Au dernier GEF, Guy Taillade a présenté "Le centenaire du six octobre de Jules Romains". Et il nous a envoyé un texte pour compléter sa présentation:
En général la coutume est de célébrer l’anniversaire de la naissance ou celle de la mort des écrivains, et en particulier, le centenaire, de leur naissance ou de leur mort; c’est actuellement le cas pour Machado de Assis au Brésil, mort le 29 septembre 1908.
On peut également célébrer l’anniversaire de la parution d’une grande oeuvre.
En ce cas, ce ne serait pas le moment pour la parution des premiers tome des Hommes de Bonne Volonté de Jules Romains, parus em 1932.
Mais en rendant hommage à Jules Romains, le jour du centenaire du 6 Octobre 1908, date où commence l’intrigue de cet immense roman de la littérature française du XXè siècle (en 27 tomes), date qui fait le titre du premier tome du cycle, je n’ai pas été un pionnier. En 1958, des intellectuels admirateurs de l’écrivain qui avait lancé une revue intitulée Cahiers des Hommes de Bonne
Volonté, célébrèrent le Cinquantenaire du Six Octobre.
Jules Romains étant mon écrivain préféré, sur lequel j’ai rédigé un mémoire de maîtrise, je ne pouvais pas passer l’occasion de lui rendre cet hommage, de lui offrir ce tribut de la présentation à la réunion du GEF qui s’est tenu le 3 octobre 2008.
Il n’était pas facile de présenter cet écrivain fécond et polygraphe (qui s’est illustré en poésie, au théâtre, dans le roman et dans des essais) en si peu de temps et en tâchant de centrer la présentation sur le livre Le Six Octobre, 1er tome des Hommes de Bonne Volonté, qui en compte 27.
Je ne peux m’empêcher de citer cet hommage à cette grande oeuvre que sont Les Hommes de Bonne Volonté que j’ai trouvé dans un article de la revue Politis sur Internet:
“De cet immense écrivain, qu’on ne fréquente plus guère, je ne connaissais, comme tout le monde, que Knock ou les Copains. Je ne m’étais jamais lancé dans la lecture de cet Himalaya romanesque, qui ne peut se gravir que par étapes, (...). Non que la lecture en soit difficile : elle est au contraire accessible à tous, et ses multiples intrigues s’y développent dans une langue superbe, limpide, un régal. Mais mieux vaut avoir du temps devant soi ! Commencée en 1930, achevée en 1944, l’oeuvre ne compte rien de moins que 27 tomes de 719 chapitres, que l’excellente collection « Bouquins » a réunis en quatre volumes de quelque 1 300 pages chacun (...). Eh bien ! Ne vous laissez pas impressionner ; et pour peu que vous en ayez le loisir, entreprenez l’escalade à votre tour, vous ne le regretterez pas.”



Mais à défaut, vous pouvez aller voir à la bibliothèque de l’UFC et y emprunter les extraits des Hommes de Bonne Volonté (2 tomes) des classiques Bordas, ou en un seul tome, chez Didier, spécialement destiné aux étudiants étrangers de la langue et la littérature française.
Ou si vous ne connaissez pas du tout Jules Romains, vous pouvez copier-coller sa pièce Knock, ce personnage de médecin qui, appliquant le príncipe que “tout homme bien portant est un malade qui s’ignore”, réussit à mettre tout un village au lit.
Vous trouverez le texte ici:
http://pagesperso-orange.fr/mutins/textes/texte.html
Ainsi qu’une étude faite sur ce site:
http://www.etudes-litteraires.com/knock-jules-romains.php
Et vous pouvez voir un extrait de l’interprétation célèbre qu’a faite le grand acteur Louis Jouvet du personnage de Knock:
D’ailleurs les relations directes ou par adaptation de ses oeuvres de Jules Romains avec le cinema sont relatées ici:
http://dvdtoile.com/Filmographie.php?id=17862
Vous pouvez encore lire de nombreuses citations tirées de ses oeuvres:
Et lire l’hommage que lui a rendu l’écrivain Jean d’Ormesson qui lui a succédé à l’Académie Française en 1974:
http://www.academie-francaise.fr/immortels/discours_reception/ormesson1.html
Sur ce site vous trouverez un bon résumé de son roman Les Copains:
http://www.chez.com/jbergami/livres_bd/les_copains.htm
C’est dans Les Copains, qu’on trouve ce beau texte sur l’amitié:
“On ne sait pas ce que ce que c'est que l'amitié.
On n'a dit que des sottises là-dessus. Quand je suis seul, je n'atteins jamais à la certitude où je suis maintenant. Je crains la mort. Tout mon courage contre le monde n'aboutit qu'à un défi.
Mais, en ce moment je suis tranquille.
Nous deux, comme nous sommes là, en bécane, sur cette route, avec ce soleil, avec cette âme, voilà qui justifie tout, qui me console de tout.
N'y aurait-il que cela dans ma vie, que je ne la jugerais ni sans but, ni même périssable.
Et n'y aurait-il que cela, à cette heure dans le monde, que je ne jugerais le monde ni sans bonté, ni sans Dieu.
Lorsqu'un fils de l'homme connait un seul jour cette plénitude, il n'a rien à dire contre son destin.”

C’est ce que dit Bénin à son ami Broudier, alors qu’ils font un voyage côte à côte en bicyclette (les “bécanes”, c’est un mot d’argot pour dire vélo ou bicyclette).
J’ai touvé sur le web une traduction que je pense être des Copains en Portugais, mais le livre doit être actuellement introuvable, sauf peut-être chez des bouquinistes. Il s’agit, sur le site, d’une édition du Portugal. Evidemment “pândegos” ne traduit pas du tout “copains”:

http://www.estantevirtual.com.br/buscaporautor/Jules%20Romains
Je sais également que la pièce Knock a été joué par Paulo Autran en 1974, mais je n’ai pas trouvé d’images. Comme je l'ai dit dans ma présentation, le seul livre actuellement disponible et récemment traduit au Brésil c'est Mort de Quelqu’un. Vous trouverez ici une critique du livre lors de la parution de sa traduction:
http://cidseixas.blogspot.com/2007/11/unanimismo-harmonia-perdida.html